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En 2007, le conseil municipal s’est engagé à suivre « une approche à base tripartite qui souligne les préoccupations liées à la durabilité financière, sociale/culturelle et environnementale ». Voici quelques principes à suivre, si le conseil municipal veut aider notre ville veut équilibrer notre budget sur une base tripartite :
Accorder autant d’importance aux gens qu’aux routes et aux égouts : Les impôts aident à répartir plus équitablement les coûts du gouvernement municipal entre les résidents – le coût des routes, des égouts et de l’approvisionnement en eau tout comme celui des services qui aident nos résidents à être en bonne santé, actifs et productifs. Les augmentations des tarifs pour les transports en commun et pour les programmes sociaux et de loisirs représentent un fardeau financier accru pour les familles qui ont des enfants, les personnes âgées et les gens à revenu fixe ou faible. Le résultat est que ceux qui ont moins d’argent ont moins accès aux moyens de transports et aux activités sociales et de loisir qui contribuent à une bonne santé physique et mentale. Une ville équilibrée doit soutenir ses résidents et ses canalisations.
Ottawa a une occasion exceptionnelle de réinvestir dans ses logements et services communautaires qui sont extrêmement importants :
En 1995, le gouvernement de l’Ontario a commencé à se décharger sur les municipalités des coûts pour de nombreux services sociaux importants. Depuis lors, les gouvernements municipaux ont du se battre pour répondre aux besoins grandissants de services de ce type à partir d’une base fiscale restreinte en termes d’impôts fonciers, tout en continuant à entretenir les routes, les égouts et le restant de l’infrastructure. Le résultat est une infrastructure de services sociaux, y compris les logements sociaux, qui a été considérablement érodée. Il s’agit d’organisations de services sociaux qui travaillent en partenariat avec la Ville pour aider les particuliers et les familles lorsqu’ils sont dans le besoin. Au sein de ces organisations, de nombreux programmes ont été réduits ou supprimés, ou encore fonctionnent avec des ressources minimales, et de nombreux employés des services sociaux travaillent pour des salaires bien inférieurs à ceux des autres secteurs.
La prise en charge par la province des coûts pour les services sociaux et communautaires signifie que le gouvernement de l’Ontario reprend enfin à sa charge une partie des responsabilités financières en matière de dépenses pour les services sociaux dont il s’était déchargé sur les municipalités. D’ici 2018, la Ville d’Ottawa devra dépenser environ 100 millions de dollars de moins de ses impôts fonciers. Nous avons maintenant la possibilité de reconstruire une infrastructure sociale essentielle qui s’est grandement détériorée au cours des 15 dernières années.
En 2010, la Ville d’Ottawa recevra environ 20 millions de dollars dans le cadre de cette prise en charge de certains coûts par le gouvernement provincial. Le Comité des services communautaires et de protection (SCP) a recommandé que ces 20 millions de dollars soient réinvestis dans des programmes de SCP. Dans le budget préliminaire 2010, on prévoit le réinvestissement de seulement 6,1 millions de cet argent dans les programmes de SCP. Qui plus est, seulement 2 millions de dollars de cette somme sont revenus dans le secteur des programmes de services communautaires. Alors que la majorité des services municipaux voient leur financement augmenter avec ce budget préliminaire, il est important de noter que l’augmentation prévue pour les logements sociaux est largement en dessous de la moyenne.
Ne revenez pas sur vos engagements au sujet de l’environnement : Ottawa a encore beaucoup de chemin à faire pour devenir une ville durable dans laquelle notre « capital naturel » – de l’eau propre, de l’air propre, la biodiversité et un climat stable – n’est pas systématiquement entamé. Le budget 2010 doit inclure l’ensemble du financement nécessaire pour mettre en œuvre les plans écologiques que le Conseil a déjà adoptés : le Plan sur le cyclisme d’Ottawa, le Plan de la circulation piétonnière et le Plan de gestion de la qualité de l’air et des changements climatiques. Le conseil municipal doit également refuser les augmentations proposées des tarifs pour les transports en commun, et même baisser ces tarifs, et s’engager à allouer les fonds nécessaires pour endiguer le débordement d’eaux usées non traités et d’eaux de ruissellement polluées dans nos cours d’eau.
une analyse du budget préliminaire 2010 préparé par David Macdonald, économiste
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